L’EAU UNE RESSOURCE DE PLUS EN PLUS MENACÉE PAR L’INDUSTRIE TEXTILE
Culture

Comment l’industrie textile pollue les eaux ?

Ce n’est un secret pour personne, l’industrie textile fait partie des gros pollueurs au monde. En termes d’émissions de CO2, de consommation d’eau et de matières ou bien de la pollution des sols et des eaux. Pourtant nous n’avons pas encore pleinement conscience du réel l’impact environnemental qu’à la production de vêtements. Dans cet article, nous analysons les conséquences de cette industrie sur les eaux, une ressource qui va devenir de plus en plus rare.

 

La consommation d’eau potable et la pollution des eaux

L’industrie textile est responsable d’une consommation excessive d’eau potable. En effet, nous ignorons que produire un seul tee-shirt en coton, nécessite l’équivalent de 3 ans d’eau dont un humain à besoin pour vivre. Cela paraît paradoxal quand certains pays comme l’Érythrée, l’Ouganda ou l’Éthiopie ont un accès limité à celle-ci. Des rapports ont rapporté que l’industrie textile utilise 4% de l’eau potable disponible sur terre. Ce phénomène montre les inégalités entre les pays pauvres (les producteurs) et les pays riches (les consommateurs). Ils sont construits par l’industrie textile.

La surconsommation de vêtements dans le monde

Comme si cela ne suffisait pas, 17% à 20% de la pollution des eaux est liée à l’activité textile. Cette pollution est due aux produits toxiques utilisés lors de la production. Tels que la teinture, les agents imperméabilisants, les graisses pour rendre les fils plus résistants… Le procédé le plus polluant reste la teinture et donc les produits utilisés qui sont ensuite rejetés dans l’eau. En gardant l’exemple du tee-shirt, la teinture nécessite 16 à 20 litres d’eau seulement pour sa coloration. Mais ce n’est pas le seul problème car le tee-shirt absorbe 80% des produits chimiques et les 20% restants sont rejetés dans les cours d’eau.
Les pays producteurs sont bien souvent des pays pauvres, qui n’ont pas les moyens de traiter correctement ces eaux usées. Elles sont par la suite utilisées par les ménages pour les usages quotidiens, ce qui cause de nombreux problèmes.

 

L’exemple du coton, une production problématique à de nombreux points de vues
La production de coton en Inde

Le coton qui est dans l’inconscient collectif une matière bonne pour l’environnement, pose de nombreuses problématiques pour les pays producteurs… En effet, cette matière nécessite 25% de pesticides et 10% d’engrais produit dans le monde pour pousser correctement. Ces procédés favorisent l’eutrophisation de l’eau. C’est-à-dire, un déséquilibre pour la faune et la flore, qui provoque une croissance excessive des plantes et d’algues. Ce phénomène met en danger l’écosystème aquatique. En plus de ce désastre écologique, la production de coton fait des ravages sur la santé de ceux qui le produisent. En effet, les pesticides et les engrais utilisés, indispensables pour répondre au rendement de la fast fashion, provoquent de graves maladies : des cancers du foie, des cancers de la peau… Une production définitivement dangereuse pour la planète et pour les Hommes.

 

Même si une mode durable émerge, la meilleure solution reste de cesser la production de vêtements. Dans le système de consommation dans lequel nous vivons ce n’est pas une solution envisageable, cela ferait trop de défauts au lobby de cette industrie. Alors pour participer à créer un monde meilleur, il est nécessaire d’être attentif à ce que nous consommons. Des labels comme OEKO-TEX permettent de garantir le respect de certains critères, pour créer une mode durable.

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