L'effondrement du Rana Plaza
Culture

L’événement tragique du Rana Plaza en 2013

Cela fait maintenant 10 ans que l’immeuble du Rana Plaza s’est effondré au Bangladesh plus précisément à Dacca. Cet événement illustre bien les pratiques de la fast fashion et plus généralement de l’industrie textile. Pour répondre à la cadence très soutenue des nombreuses collections, le bien-être des salariés passe au second plan… Livismi vous explique !

 

Les alertes des inspecteurs

Le Rana Plaza est une usine textile de 8 étages située au Bangladesh. Ce bâtiment abritait des ateliers de confection pour diverses marques internationales de fast fashion aux niveaux supérieurs du bâtiment. Tandis qu’au niveau inférieur, il y avait des commerces ainsi que des banques. D’après des médias du pays, la veille de l’événement des inspecteurs ont découvert des fissures dans l’immeuble. Suite à cela, ils auraient requis la fermeture et l’évacuation du bâtiment.

Le 24 avril 2013, suite aux nombreux avertissements, les niveaux inférieurs ont évacué leurs salariés. Tandis que la direction des ateliers de confection a invité leurs employés à venir travailler. Certains ouvriers ont refusé d’entrer dans un premier temps. Finalement ils y ont été contraints sous peine de retrait sur leur salaire et même de licenciement.

 

Un tragique événement

En début de matinée, il y a eu une coupure d’électricité qui s’est suivie d’un tremblement du bâtiment entier. Aux alentours de 9h le Rana Plaza s’est effondré. Le bilan humain s’élève à 1338 morts et plus de 2500 blessés. Des étiquettes de marques de fast fashion ont été retrouvées dans les décombres. D’après le responsable de la sécurité civile et de la lutte contre les incendies au Bangladesh, les 4 étages supérieurs avaient été construits sans permis. En effet, cet événement met en lumière les conditions de production déplorables de l’industrie textile.

 

Cet événement à ému le monde entier. L’effondrement du Rana Plaza est le résultat d’une succession de dysfonctionnements et de négligences. Ce jour-là, plus d’un millier de personnes ont perdu la vie au nom de la mode.

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